Reflection

by Chris TAAL

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devilloce GRAND merci Chris, j'aime parce que ton oeuvre me fait grandir !
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1.
Intro: D’ici ou d’ailleurs Elle porte tout En elle Le silence Les absences Le Savoir La Connaissance Au fond d’elle, elle sait Et quand elle ose Sa force Sa puissance Se « rêv’aile » Madame conçoit Enfermée Dans son antre Elle entre en elle Doucement Descend Elle glisse Plongée Dans ses pensées Du fond de son abysse Elle se laisse chavirer Songeant avec délice À un pays d’Alice Où tout serait doré Ses pensées tournoient Voltigent Au-dessus des toits Prise de vertige Elle s’emporte Pour tout ce qu’elle croit Sa foi, c’est sa loi Madame conçoit Madame conçoit des concepts Elle songe À ses conceptions Elle songe À ce qui la ronge Et partage ses émois La coupe déborde Elle met des mots Où ça fait mal Des idées Où elle veut aller Se laissant parfois submerger Noyée Elle boit ! Enivrée Appuyée sur sa plume En équilibre précaire Sa vie se résume À sa propre lumière Aveuglée Dans son reflet Elle se mire Et se renvoie son image De triste sire La coupe déborde Va falloir que ça sorte Trouver une porte Emportées les idées Par le flot La marée Va falloir que ça sorte La faille dans le mur, L’eau Parviendra à trouver Le barrage érigé Finira va céder.
2.
« Éclaboussures » J’ai senti Un vague parfum d’impertinence Ondoyer Sous tes sens Bouillonnant d’effeuillages J’ai vu poindre Les fragments de l’enfance Les cris, Jetés à la dérobée Capturés Dans tes fragrances J’ai senti... Un vague parfum d’impertinence Les amants, Captivés Par ton essence Effeuillés Dans ton sillage Possédés Dans ton corsage J’ai reçu Des éclaboussures de vie Des éclats de jouvence Fulgurante Possession De l’être L’éloquence Tous les sens À la fenêtre L’éloquence… Jusqu’à l’indécence ? Décence Décente Si descente il y a, C’est dans l’amour de soi Et ma prose Subjuguée De tes poses Capte L’infinité De tes instants Figés Capte L’infinité De tes morsures Transcendées En beauté Fragilité effarouchée Ton corps Nourrit, Nous exalte Exulte D’expressions amusées Extatique Sous tes airs médusés Tu exhibes Aux clichés Ta candeur Clandestine Sans autre objectif Que celui d’être… Aimée.
3.
Assis dans ta cage Pour une poignée de dollars Qu’il te donne tous les soirs T’acceptes de plus savoir Conjuguer Le verbe vouloir Tu te laisses choir Pour cette poignée de dollars Qui te permet de t’asseoir N’est-ce pas ce que l’on vise : « Dans la vie, avoir une assise » ? Et tout le mal que l’on se donne Pour avoir le poil le plus soyeux Pour être l’animal le plus valeureux Celui qui sera choisi Pour entrer dans la cage aujourd’hui On passe sa vie à rechercher Comment se faire enfermer Dans cette cage Cette prison dorée Pour laquelle on est formaté•e Depuis que l’on est né•e Un cadeau empoisonné Comme un prisonnier Qui viendrait seul, se livrer Et qui vénère son geôlier De lui donner à manger T’as même plus le souhait de voir tes chaînes détachées Entre le marteau et l’enclume te voilà maintenant coincé•e Voilà à quoi se résument désormais tes journées : être assis•e en sécurité On te demande de n’plus penser, Et toi tu penses y gagner Pour toi, tu les laisses décider Mais les années défilent Tes rêves ne sont toujours pas réalisés Tu trouves que le temps a trop vite passé T’essayes de te lever Tu sens que tu t’es tout rouillé•e Tes muscles sont sclérosés Pour que la douleur soit calmée On te donne des cachets Qui amoindrissent tes pensées C’est plus facile à supporter Tout est verrouillé Tu commences à te demander Où t’as pu ranger les clés Ça fait longtemps que t’as oublié… Pourtant, parfois, il t’arrive encore de rêver Que t’es libre Que quand tu veux tu peux y aller Que t’es épris de liberté Mais une fois que t’es libéré•e Tu sais plus dans quelle direction aller Alors tu restes là C’est tout chaud et tout douillet Tu te dis que C’est comme ça Tout le monde le fait Il y a bien pire Ailleurs là-bas Il faut savoir se résigner T’as perdu toute ta valeur Pour quelques poignées d’or Tout ça par peur De voir ce qu’il y avait dehors Toute ta valeur pour quelques poignées d'or Dans trop d’espace limité Tu finis par étouffer T’as plus qu’une seule priorité Celle de pouvoir respirer Mais t’as de l’or Alors, t’es sauvé•e Tu peux te payer la montée Jusque dans les plus hauts sommets Et croire que tu t’es évadé•e T’as perdu toute ta valeur Pour quelques poignées d’or Tout ça par peur De voir ce qu’il y avait dehors Toute ta valeur pour quelques poignées d’or… T’as plus qu’une seule priorité Celle de pouvoir… Respirer. Mais t'as de l'or, alors ...
4.
PARTIR La liberté de tes choix Flottaison… Flottaison… Amas d’idées en fusion Elles courent à foison Moi ? Je suis là Posée Debout Sur le pont Comme un point Suspendu sur l’horizon Droit devant L’eau se fend S’ouvre devant nous Sur des jours nouveaux Le regard vague Mon âme divague Sans raison Ballottée Au gré de la flottaison Les embruns viennent Se collent Sur ma peau, Mes joues, mon front Au sel de la vie Qui me sourit M’attend là-bas C’est du moins ce que je crois Ma tête éprise De ce tourbillon Les promesses renaissent Les promesses renaissent Des profondeurs Viennent me caresser… De leurs odeurs Partir, partir... Oser Se mettre en danger Sortir de la sécurité De ce qu’on connaît De ce qu’on croyait Plus de « re-pères » pour s’accrocher Quitte à se sentir étranger Dans ses choix, différencié•e Seul•e, je dois pouvoir aller Si je veux me révéler C’est le prix de ma liberté Auteur•e de ma réalité De la norme inculquée Je vais oser m’écarter ; Des miens, me différencier Pas si facile de les quitter De partir, de m’éloigner Comme une sensation d’abandon Un peu comme une trahison Eux qui pourtant m’ont tant donné C’est toutefois m’accorder le droit D’exister aussi pour moi Des belles choses inculquées Je choisis ce que je veux garder Pour le reste, je veux inventer Créer ma propre vérité Je me plais à imaginer L’espace des possibles Ou la possibilité à l’infini De créer « les sens » de ma vie Créer l’essence de ma vie… Tout ce que t’as pu imaginer Enfant, L’univers dans lequel Tu te réfugiais Aujourd’hui peut arriver Partir, partout, ailleurs, naviguer Voir qu’autre chose peut exister De la différence rencontrée Ouvrir ton champ de possibilité Toutes voiles dehors Toutes frontières effacées Partir, Naviguer Une à une Chaque barrière érigée Tout doucement Tu vas ôter Comme une grande fenêtre Qui s’ouvre devant toi Toutes résistances envolées C’est un parachute qui se déploie T’offrant la liberté La liberté de tes choix Les promesses renaissent Les promesses renaissent des profondeurs Viennent me caresser de leurs odeurs
5.
Rêv'ailé 04:23
« Rêv’ailé » Me despierto Je me réveille ! Je me réveille D’un sommeil de vingt ans Vingt longues années Passées à « Pare-être » À part Être À tenter d’avoir Pour me sentir exister À apparaître et à… Disparaître Fatiguée, Endormie, Engourdie À paraître conforme À la norme Aux « mode-ailes » Brisées les ailes L’oiseau ne peut plus voler Sans voler L’oiseau meurt Cloué le bec Cloué au sol Inerte Il gît à terre Mais Le « Sage-itère » Réitère L’instinct de survie Dans un dernier sursaut M’offre un sursis « Salut-Terre » ! Son souffle sur les braises De mes dernières « en-vies » Rallume ainsi… Ma lumière Comme je meurs Je n’ai plus peur Plus rien à perdre J’ai tout à gagner À oser Essayer À me « rêv’ailer » Me despierto Me despierto de un sueño de veinte años Veinte largos años pasados a parecer Y a desaparecer Cansada Muy cansada Me despierto de un sueño de veinte largos años Como estoy muriendo No tengo mas miedo Como estoy muriendo No tengo que perder nada más Tengo que ganar todo Intentar Atreverse Dar alas a mis sueños No esperes manaña Quisas mañana no sera El tiempo se va … muy rapidamente No esperes mañana La vida es hoy Tu vida es un regalo que no se puede quedar cerrado No esperes mañana Abre tu regalo Vive tu vida Hoy Ta vie est un cadeau qui ne peut rester fermé N’attends pas demain De quoi tu as peur ? Ouvre ton cadeau Et vis Partage-le Aujourd’hui Me despierto !! Me despierto de un sueño de veinte años Despiertate Levantate No esperes Mañana La vida es hoy
6.
Intro: Je nourris le rêve et il grandit un peu plus chaque jour, que chacun•e puisse trouver sa place ; faire que l’ensemble puisse fonctionner dans l’amour, le partage, la joie, l’harmonie et la paix, et ça commence par soi, le texte s’appelle ": "Entrer dans le Je" « Entrer dans le Je » J’accepte de lancer le « dé » Pour entrer dans le « Je » Je me dé-voile Je me dé-couvre Je suis à nu Le « Je » de la vraie vie est maintenant venu Je... Je… Jeu de Paume ? « Ma pomme » oui ! Le « Je » C’est moi qui suis en jeu « Je », C’est bien la 1re personne Je, tu, il… ils sont nombreux, eux... Et moi ? Je vais y entrer dans ce « Je » ? Sortir de mon jeu de solitaire ? « Célib à terre » ……….. Si j’accepte de lancer le dé, peut-être mon « Je » pourra-t-il rejoindre les « des » ? « Des-lié•e•s » Délier ma langue et enfin pouvoir exprimer mon « Je » « Je » de pouvoir, jeu de séduction… Il y a toujours un « jeu » qui relie les Hommes. C’est un vrai « JE » d’enfant finalement que ce je… Peut-être le temps est-il enfin venu pour que « Je-naisse » Jeunesse se passe Et mon SOI se délasse Je m’étais mise à « je-nous » Pour sauver le « nous » Mais quel leurre de se taire Pour préserver un « Soi-disant nous » Qui, sans le « je », N’est jamais plus qu’un « tu » Un tue-l’amour… Le « je » ne se dit plus, mais se terre Se taire dans un jeu où il s’enterre Se désespère « Dés-intégré•e » Je jette le « dé » pour me ré-intégrer Dans le jeu de l’existence, le jeu de la vie Car oui la vie n’est qu’un grand jeu, à ne pas prendre trop au sérieux Ça y est, je me suis « dé-brouillé•e » J’ai rouvert les yeux sur ce que je veux Je quitte les « en-gages », « engage-ment » Qui ne reflète pas mon langage à présent Je reprends ma voix et mon « Je » Jeu de mots, qui tourne la « pas-je » Sur ces vieux maux. Ma voie est claire maintenant, Éclaire mon chemin JE définis les nouvelles règles Pour ma vie, Ma vie de « deux-mains »
7.
N'être 05:55
« N’Être » Impression de naître Enfin, n’être plus un pantin À mon maître, ne plus me soumettre Ne plus me mettre entre ses mains M’en remettre à mon destin Impression de naître N’être plus la même personne D’être… femme de l’être Non plus celle que l’on emprisonne Dans les chiffres plus que les lettres Celle qui compte et qui raisonne Libre de choisir les mots qui font écho Libre de choisir les mots qui en moi raisonnent Je suis libre ; enfin… libre de ma personne De la présentation que j’affectionne La ponctuation, je positionne Je suis libre de ne plus être leur icône J’sais bien, on va dire de moi que j’déraisonne « On » c’est les voisins ; autant dire pour moi… Qu’on sonne… ! Jamais je n’m’suis sentie aussi bien Aussi proche de ma personne Dans mon esprit, les idées affluent, Elles foisonnent L’afflux du sang dans mes veines aussi ronronne C’est la libération d’un torrent Qui depuis longtemps bouillonne Et depuis tout ce temps À l’intérieur j’emprisonne Le torrent de la passion C’est lui qui te tient ; si tu le contiens Il te fracasse, il te sonne Pour moi, aujourd’hui, plus rien, plus personne Ne vient frapper le tambourin Le clairon que l’on sonne Le temps est le seul maître qui soit maintenant Et même le temps Il paraîtrait que le temps n’existe pas Seul l’instant est important L’instant Alors vivons-le l’instant, maintenant.
8.
J’Suis Madame Contretemps Avant je tentais tout le temps d’arriver avec les autres, en même temps A l’heure Leur heure… pour moi, un véritable leurre Ce n’était pas pour moi le bon moment J’arrivais courant haletant L’esprit dans un état latent Ce n’était pas pour moi Le bon moment Moi j’ai besoin d’aller doucement, à mon rythme, tranquillement J’ai besoin de vivre chaque instant Et ça, ça me prend du temps Rien ne sert de partir avant Ni d’essayer de courir après Pour l’rattraper s’il est fuyant A mon rythme, je veux pouvoir aller Pour être là à temps Attends attends attends moi !!!!!! Attends Non j’suis pas encor’ prête C’est pas le bon moment Moi aujourd’hui, j’suis fatiguée, J’ai la nausée J’ai décidé de m’arrêter un instant Au moment où je suis prête Quand j’arrive à la fête Moi j’suis toute guillerette Eux, ça fait belle lurette Qu’ils sont partis Depuis longtemps … Je reste la mine circonspecte Ils sont en train de balayer, de finir de nettoyer Moi ça y est !! J’avais envie de danser Ça fait des heures que j’m prépare Des heures J’suis enfin prête ……. Et ce serait trop tard ? En Amour et dans les sentiments Je crains aussi d’avoir besoin de temps Il n’aura plus que les dents Celui qui m’attend J’vais trouver son squelette dans le placard Au moment où j’serais prête à aller le voir Lui qui m’attend planqué dans le noir Depuis longtemps … avec espoir Ou, désespoir plutôt maintenant ! Ooohhh doucement doucement Laisses moi le temps Chaque chose en son temps J’aimerais bien avoir un enfant Mais J’suis pas sure D’être dans les temps 9 mois, Pour moi J’ai peur que ce soit beaucoup trop court Avant que je ne sois prête A lui donner le Jour.
9.
Eclatants pétales L’homme qui peint des fleurs sur les murs J’ai entendu parler d’un homme qui peint des fleurs sur les murs, dans les rues les plus déshéritées Il peint des fleurs sur les murs des cités Partout, rêver est une nécessité Il peint des fleurs Du Sénégal au Congo En passant par Soweto Des fleurs, sur les murs, Les façades, les toitures Les fleurs recouvrent les rues Comme si elles venaient d’y exploser Des fleurs au milieu des bombes Des fleurs qui auraient su résister Des fleurs à l’assaut de la peur Des fleurs Pour combattre la folie des hommes Les tiges dans la poussière Les fleurs s’érigent, s’élèvent fières Éclatants pétales S’étalent Lascifs, Épanouis Éclatants pétales Tirent la langue À la grisaille Recouvrent Béton, métal Mettent du soleil Dans nos vies Fleur, Sors de l’oubli Réveille nos humeurs endormies Mets de la couleur Ici Ailleurs aussi Chaque matin Des fleurs Des fleurs Avec des éclats de cœurs Comme des éclaboussures de love Sur des murs, Des vies Pas toujours roses Éclatants pétales Surgissent S’étalent Épanouis Sur nos murailles Mettent de la couleur Que nos murs aillent S’effacent Sous la beauté d’un être passionné Vas-y petit Rêve Regarde la fleur qui a poussé Là, sur ton mur Cette nuit Vas-y petit Rêve Regarde-la germer Laisse-la pousser dans ton cœur Arrose cette fleur Petit Arrose cette fleur Dans ton cœur
10.
Je voudrais dire merci À tous les gens que j’aime, À tous ceux qui se sont présentés sur mon chemin exactement quand j’en ai eu besoin À la vie, qui a permis que les choses soient ainsi Les gens que j’aime Qu’ils soient petits, qu’ils soient grands, qu’ils soient frêles ou imposants ; ouvriers, ingénieurs, poètes ou paysans ; j’aime les gens J’aime les gens indulgents, qui permettent à chacun d’être ce qu’il est ; qu’il soit fort, vaillant, fragile ou fainéant, introverti, bruyant, bien pensant, qu’importe… du moment qu’il choisit ; c’est sa vie. J’aime les gens, les gens bienveillants pour qui tout être est important Ceux qui ont un petit air attendri quand ils croisent un enfant, mais aussi un vieillard boitillant J’aime les gens arrangeants qui s’accommodent toujours de tout, de tout ce qui est, autorisant chacun de nous à être imparfait Ceux qui voient mes bons côtés, toujours heureux en me voyant Qu’ils soient hommes, femmes, enfants, leur âge n’est pas bien important ; J’aime les gens. Les gens gentils. Ceux qui ont la malice dans les yeux et qui, quand je les croise, me sourient ; Mais, me sourient vraiment Qu’ils soient noirs, jaunes, qu’ils soient gris ou qu’ils soient blancs Qu’importent où ils naquirent dès l’instant où un cœur est en dedans. Un cœur… J’aime les gens, les gens avenants. Ceux qui vont à la rencontre de celui qui est différent. Celui qui s’enrichit de cette rencontre, appréciant le cadeau que lui fait la vie de découvrir autre chose que ce qu’il connaît déjà, lui. J’aime les gens intelligents ; Ceux dont la valeur ne se mesure pas en argent Ceux qui ont l’intelligence, l’intelligence du cœur, et non celle évaluée en nombre d’années penché sur un sujet ; tout le reste ignorant. J’aime les gens, les gens chaleureux, rassurants, qui me soutiennent affectueusement dans les moments où je croise leur route en pleurant, jamais ne me jugeant ; toujours m’encourageant ; leur bonne humeur, leur bon cœur, partageant tout simplement. Pour moi, il n’y a pas de frontières ; une seule et unique planète Terre Aucune raison de se faire la guerre, chaque habitant est un de mes frères À l’instar de notre mère, la Terre, au même titre que le Soleil, l’arbre, l’oiseau, la Lune, les étoiles, la mouche, les vers de terre… Chacun•e a sa place, son rôle à jouer ; puisqu’il appartient à l’ensemble, à la famille, à l’universalité.
11.
Sur tes bords… « Ob » (Houb) Chaque fois que je me glisse près de toi Que je me pose sur tes bords Ou que je coure le long de ton bras Ma belle Garonne Je me sens partir bien au-delà Plus de notion de temps, ni de tracas Ton eau tourbillonne J’entends son bruit, son fracas Tes flots m’emportent La coulée verte à côté de toi M’invite à t’emboîter le pas Je cours je vole Je vois ton dôme devant moi Les yeux fermés Je te respire… Le chèvrefeuille et le lilas Dans tes jardins là tout en bas Je me sens libre près de toi Mes cheveux flottent au gré du vent, Comme deux mains douces les caressant Sur tes bords je glisse Le soleil, timidement, esquisse Ombres et lumières Sur ta pierre Chancelante, Je foule la poussière Le regard plus qu’éclatant Chaque fois que je me glisse près de toi Blotti•e sur ton balcon Le regard balancé Au gré des ponts En ce matin encore dormant Le soleil se lève à peine sur toi Déjà tes couleurs flamboient … Je suis la pierre Je suis le vent Je suis la misère et ses tourments Je suis la pluie aussi Je donne naissance au ruisseau Au ruisseau que je suis Et si je veux, Juste en fermant les yeux, Ce sont mes nageoires qui poussent deux par deux L’eau emporte la mousse Et du ruisseau naissant Qui suit son cours Je laisse sur mon corps Glisser l’amour Je suis la pluie Le vent La rivière et les torrents Je suis le Soleil aussi Je brille dans la nuit Je suis le feu Qui brûle à tous les temps Je suis Le passé, le futur et le présent … Je suis d'ici, je suis d'ailleurs, je suis le rire, noyé dans tes pleurs. Je suis la larme qui remonte du fond. Et quand le sommeil t'inonde, que l'oiseau est à genoux, je ne déploie plus mes ailes, non, je viens me poser sur ta joue. Je roule, je roule. Je dévale ton visage. Laisse-moi glisser le long de ton cou, et m'étendre sur ta peau. Laisse-moi m'enchevêtrer à tes rêves, à l'aube de tes cheveux. Moi qui viens de Sibérie. Chaque fois, tu ne t'en souviens ? Je suis l'oiseau dans la nuit. Je suis resté, ici, pourpre, l'hiver. Je t'attendais. Serre-toi contre moi. Tu n'auras plus jamais froid. Viens. Dans la chaleur de mon printemps. Viens te fondre dans mes chagrins, sous les paumes de mes mains. Viens te laisser éclore, dans la chaleur de mon printemps. Viens te laisser parsemer aux quatre vents. Viens. Chaque année, c'est pareil. Tu ne t'en souviens ? Chaque année, obligatoire. Je reviens me tatouer sur ta peau, éclore dans tes veines, en toutes lettres dans la chaleur de tes nuits creuses. Dans le bleu nuit et la nuit noire. Ob*, « OB » inscrit en toutes lettres. « Ob » oblitéré sur ma peau, oblitéré dans mes veines, « Ob » dans l'entrelacs de mes rêves goujats, « Ob » j'aurais pu y mettre un « z » devant mais ça aurait été trop « X ». « Tropics »… tropiques et torpeur du matin blême, le réveil de ta main court devant la mienne et nos veines de battre en retrait et nos tempes fiévreuses. Et la torpeur devenue mienne. Les yeux grands ouverts. Viens, viens nager dans mon printemps ; viens faire pleurer mes rêves. Viens renverser mes chemins, je veux me noyer dans ta douceur. Viens faire pleurer mes nuits jusqu'à m’en faire perdre les jours. Viens briser mon ennui, viens faire renaître l'amour. Viens renverser mes trêves et prier dans mes yeux. Que tous les matins se lèvent et s'unissent comme un seul Dieu. Que tous nos jours se donnent la main et toutes nos langues se comprennent. Que l'amour d'un seul s'écoule pour tous et que les trêves enfin adviennent. Allez, viens… Chaque fois… Je suis la pierre, le vent, l’hiver, l’été, l’automne et le printemps Je suis tout ce que je veux juste en fermant les yeux, tout ce que je veux Mes nageoires, deux par deux L’eau emporte la mousse Et du ruisseau naissant qui suit son cours Je laisse sur mon corps glisser l’amour Je suis la pierre, le vent Je suis son murmure entre les feuilles, son bruissement Je suis le papillon qui vient se poser sur ta peau Je suis la voix de celui qui est parti il y a longtemps Est-ce que tu m’entends ? Je suis venu•e te murmurer ces mots Je suis tout ce que je veux juste en fermant les yeux, tout ce que je veux L’eau emporte la mousse Et du ruisseau naissant qui suit son cours Je laisse sur mon corps glisser l’amour … @Chris TAAL www.chris-taal.com

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« Reflection », c'est l'enregistrement de notre spectacle "Les mots du cœur"dans les conditions du Live au Studio de l'Imprimerie à Toulouse, France

Enregistrement : Serge Faubert
Mastering: Laurent Marc

11 titres

Avec Nat (Snouci Bougherara) à la guitare (titres 1 à 10),
Nathalie Despas (association « Humanlaya ») et Elodie Boudrant aux bols tibétains (11),
Sebseb, à la création et l’interprétation du refrain « Les gens que j’aime » (10)


Le parcours d’une âme pour (re)-naître à soi-même.

Ce n’est pas du chant, ce n’est pas du slam, c’est un cri !
Un cri du cœur !
Un cri d’appel à la vie !

Et la force de vie l’emporte …


Pour que vive l'Art et l'Expression de soi!
N'hésitez à télécharger pour soutenir le projet.
Merci.


©Photo couverture: ChrisTAAL 🌞
Mise en page : Mélanie Graney

www.chris-taal.com

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released March 8, 2020

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Chris TAAL Toulouse, France

(Re)-convertie à la poésie, la poésie humaniste. Je vis chaque jour comme si j'avais déjà passé le dernier. D'ailleurs je l'ai déjà passé. Celui-ci est un jour en plus.. Cadeau... un jour pour faire tout ce que je n'avais pas fait, pour dire tout ce que je n'avais pas dit, un jour pour oser, pour remercier. ... more

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